mercredi 30 avril 2008

Habitat Durable : la Biennale de Grenoble aura lieu du 22 mai au 19 juin

Grenoble organise la seconde édition de la Biennale de l’habitat durable, deuxième édition, du 22 mai au 19 juin prochain. Cet événement, parrainé cette année par un grand architecte italien Mario Cucinella, a pour objectif la promotion d’un habitat durable adapté au territoire alpin, ainsi qu’en milieu urbain. Rappelons qu’on prévoit d’ici quatre décennies (soit deux générations) une augmentation sans précédent de la population mondiale urbaine, qui passera à une proportion de 80% en 2050 contre 50% aujourd’hui.

La biennale de l’habitat durable pensera la ville globale de demain autour de sept pavillons, d’expositions, d’installations, de conférences, de colloques, d’ateliers et de rencontres. L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) soutient cet événement, la moitié des émissions de gaz à effet de serre provenant des bâtiments. En France, 8 à 10 milliards d’euros par an sont consacrés à la rénovation de l’habitat, 31 millions de logements ont besoin d’être réhabilités et 600 milliards d’euros d’investissements seront nécessaires d’ici 2050. Mais ne construire QUE des bâtiments à énergies positives n’est toujours pas entré dans les mœurs…

lundi 28 avril 2008

Construction durable : les régions Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes s’engagent

La Région Midi-Pyrénées lance un appel à projets régional pour la réalisation de « logements sociaux économes et emblématiques du développement durable », en partenariat avec l’ADEME. Ces logements sociaux devront être exemplaires et novateurs en matière d’économies, de consommations énergétiques et d’eau, de recours aux éco-matériaux, d’intégration dans l’espace environnant, ou encore, de sensibilisation des usagers. Les dossiers retenus bénéficieront d’une aide de 200 € par mètre carré, dans la limite de 300 000 € par projet (date limite de candidature : 15 septembre 2008).
Quant à la Région Rhône-Alpes, elle a établi un plan régional de sensibilisation des artisans et petites entreprises du bâtiment à l’éco-construction. Cette volonté de penser et construire autrement se traduira par des journées à thèmes sur les aides fiscales, les labels, les matériaux naturels et isolants, la rénovation énergétique… La Région Rhône-Alpes, qui compte quinze pôles de compétitivité et 37 000 artisans dans le secteur du BTP, est la première à bénéficier d’une telle formation. Si l’expérience s’avère concluante, les conférences et journées de sensibilisation devraient s’étendre à l’ensemble des régions françaises.

vendredi 25 avril 2008

Achat immobilier : les pièges à éviter… dans votre recherche (2/2)

Acheter, la bonne affaire, mais trouver l’habitation de ses rêves… cela reste un long parcours, sur lequel certains points sont à maîtriser pour ne pas s’égarer !

- Définition du budget : vous devez optimiser votre dossier de financement, en agissant aussi bien sur l’apport personnel que sur d’autres éléments déterminants tels que la proportion d’endettement, la durée du prêt ou encore, la pertinence de votre achat immobilier.

- Organisation de la prospection : il faut en premier lieu cerner vos besoins et ceux de votre famille sur les 5 à 10 prochaines années : nombre de pièces nécessaires, présence d’un garage, d’un jardin... Vous devrez également déterminer vos goûts : commodité du neuf ou charme de l’ancien, type de chauffage, maison écologique ou classique… Vous allez ensuite choisir un secteur de recherche, par rapport à vos obligations (scolarité des enfants, lieu de travail). Veillez à ne pas trop vous éloigner : en gagnant sur le prix de vente du bien immobilier par un départ à la campagne, vous risquez d’engendrer des frais inattendus, aussi bien pour l’achat du deuxième voiture que par les différents stress inhérents aux embouteillages et aux longs trajets !

Vous contacterez alors les différents supports d’annonces : agences immobilières ou particuliers, Internet ou journal gratuit, ne négligez aucune chance pour appréhender au plus juste le marché local. Vous allez ensuite visiter des biens, une dizaine, parfois moins, suffit pour vous forger un esprit critique sur le marché de l’immobilier.

- Apprentissage de l’estimation d’un bien : en comparant les biens visités et les prix affichés dans les quartiers vous intéressant, vous allez apprendre à déterminer la différence entre prix affichés et prix de vente réels, comme ce qui fait la spécificité et la valeur d’un bien (environnement, contexte de construction, configuration, taxes, etc.). Vous laisser guider par votre enthousiasme part toujours d’un bon sentiment, mais si vous avez un doute, songez à une éventuelle revente. En vous plaçant dans cette situation, vous tempèrerez à bon escient votre coup de cœur, tout en vous révélant des petits défauts de votre future habitation dont il est fondamental de prendre conscience.

- Négociation : lorsque le prix du vendeur est supérieur à celui du marché, vous devez négocier, en fondant votre argumentation sur le savoir acquis durant votre recherche. En général, les négociations tournent actuellement autour de 10% du prix affiché.

mercredi 23 avril 2008

Achat immobilier : les pièges à éviter… une fois le bien trouvé (1/2)

Acheter sur un coup de cœur… cela se raisonne ! Même si l’immobilier constitue toujours un bon placement, quelques précautions sont à prendre avant de signer un avant-contrat :

- L’environnement : transports en commun, écoles, commerces, espaces verts, possibilité de stationnement, états des immeubles environnants… il faut apprécier son chez-soi autant pour sa valeur intérieure que pour ses alentours !

- Le contexte de la construction : le notaire, comme l’agent immobilier, doivent vous informer d’éventuels projets urbains autour de votre achat (terrains non bâtis), comme vous devez vous renseigner, pour une maison individuelle, sur les règles de construction de votre terrain (extensions : véranda, garage, etc.). Profitez-en d’ailleurs pour réaliser une petite « enquête de voisinage » autour de votre bien, pour déterminer si certaines nuisances ou défauts du quartier vous ont échappé.

- Configuration du bien : disposition et état du bien – n’hésitez pas à faire visiter votre future habitation par un « homme de l’art » (quelqu’un qui connaisse le bâtiment) pour en détecter les éventuels défauts invisibles pour le profane (humidité, etc.) -, surface certifiée Loi Carrez, existence d’une assurance dommage-ouvrage pour les maisons individuelles si des travaux ont été effectués récemment… Vous devez connaître votre bien comme si vous y habitiez déjà !

- Droits d’enregistrement : le notaire, comme l’agent immobilier, doivent vous donner leur montant exact. Par exemple, si votre bien est revendu pour la première fois moins de cinq ans après son achèvement, vous bénéficiez d’une TVA réduite. Intéressant, non ?

- Charges de copropriété : dans les immeubles collectifs, il faut vous procurer le compte-rendu des quatre dernières assemblées générales. Les derniers relevés annuels vous indiquent seulement le montant de dernières charges, pas les travaux (ravalement de façade, chauffage, ascenseur, toiture, etc.) à venir, lesquels peuvent engendrer des frais considérables.

- Taxes locales : celles-ci ne s’arrêtent à la taxe d’habitation et à la taxe foncière, lesquelles se calculent d’ailleurs en fonction de l’état réel du bien. Donc, si les modifications apportées (véranda, aménagement des combles, garage…) n’ont pas été portées à la connaissance de l’administration, vous pouvez subir une hausse inattendue de ces impôts locaux !

lundi 21 avril 2008

Achat immobilier : les étapes pour devenir propriétaire (2/2)

Promesse de vente ou compromis de vente, quel avant-contrat choisir ? D’autant que les conséquences sont différentes pour l’acheteur et le vendeur.

Le compromis de vente constitue un véritable acte de vente, engageant les deux parties de façon irrévocable. L’acheteur verse en contrepartie un « dépôt de garantie ». Si l'une des deux parties concernées renonce à la transaction, l'autre peut l'y contraindre par voie de justice, en exigeant, de surcroît, des dommages-intérêts.
Le compromis de vente est plus économique (pas de frais d’enregistrement) et plus fiable que la promesse de vente. En effet, si la promesse n'est pas tenue par le vendeur, l'acheteur ne peut pas exiger l'exécution forcée de la vente. C'est pourquoi la pratique du compromis, assorti d'une clause de dédit (permettant à chaque partie de renoncer, moyennant le versement d'une somme fixée à l'avance), tend à se généraliser en France.

C’est au terme de l’avant-contrat (compromis ou promesse de vente) qu’intervient l’acte authentique de vente ou acte notarié, document qui constate le transfert de propriété et le paiement du prix au vendeur et qui est établi par un notaire.

Tous les documents pour la vente doivent être réunis : obtention du prêt immobilier, purge du droit de préemption éventuel… Le choix du notaire se fait d’un commun accord, mais chacune des parties peut faire intervenir son propre notaire, les deux notaires se partageant le montant des honoraires.

Le reste de la somme, correspondant au prix de vente du bien immobilier (moins le dépôt de garantie ou indemnité d'immobilisation), est également alors versé à ce moment-là.

Le notaire remet à l’acquéreur les clés du bien immobilier et une attestation de transfert de propriété. Une copie de l’acte authentique, qui constitue le titre de propriété, est transmise ultérieurement à l’acheteur.

Acheteur d'un logement neuf ou ancien, n’oubliez pas que vous disposez  d'un délai de sept jours (incompressible) pour tout type d’avant-contrat, durant lequel vous pouvez revenir sur votre engagement (par lettre recommandée avec avis de réception). Quel que soit le motif, les sommes versées par l’acheteur doivent dans tous les cas lui être intégralement restituées.

vendredi 18 avril 2008

Achat immobilier : les étapes pour devenir propriétaire (1/2)

Promesse de vente ou compromis de vente, quel avant-contrat choisir ? D’autant que les conséquences sont différentes pour l’acheteur et le vendeur.

La promesse de vente engage surtout le vendeur, lequel propriétaire donne une option sur le bien au candidat acheteur, selon les conditions stipulées dans l'acte et avec une date-limite. En contrepartie de cette option, le candidat acheteur verse à l'acheteur une « indemnité d'immobilisation » (en général 10% du prix de vente).

La promesse de vente peut être rédigée sous la forme d'un acte notarié, ou d'un acte simple, rédigé le plus souvent par l'agent immobilier. Dans ce cas, elle doit obligatoirement être enregistrée dans les dix jours qui suivent auprès du service des impôts, sous peine d’être frappée de nullité.

Plusieurs hypothèses peuvent se présenter :
- Le candidat acheteur lève l'option dans le délai imparti. La vente est alors conclue sur le plan légal, formalisée par l'acte authentique.
-  Le candidat acheteur ne lève pas l'option. Une fois passée la date-limite, le propriétaire est libre de proposer le bien à un autre candidat et de conserver l'indemnité d'immobilisation. Si le candidat acheteur manifeste rapidement son refus, il peut éventuellement demander une restitution partielle de cette somme, parfois accordée par les tribunaux quand l'indemnité est jugée excessive au regard de la durée d'immobilisation.
- Le propriétaire renonce à vendre le logement ou le vend à un tiers pendant le délai prévu avant que le bénéficiaire ne lève son option. Dans ce cas, ce dernier est en droit d'exiger des dommages-intérêts, éventuellement en portant l'affaire en justice, et uniquement après avoir levé officiellement l'option dans les délais.
- Le propriétaire refuse de vendre le logement après que le bénéficiaire ait levé son option. Outre les dommages-intérêts qu'il peut réclamer, ce dernier peut aussi obliger le propriétaire à vendre son logement puisque la seule levée de l'option suffit à conclure légalement la transaction.

mardi 15 avril 2008

Transactions immobilières : les obligations du vendeur (2/2)

Si la plupart des transactions immobilières se déroulent sans problème majeur, comment réagir face aux litiges survenant après la transaction ?

Outre le transfert de propriété, ainsi que les obligations d’information et de délivrance, le vendeur se doit de respecter une obligation de garantie :

- Certificats : le vendeur doit établir à ses frais plusieurs certificats, dont la présence de termites (zones délimitées par le Préfet), la présence de plomb dans les peintures (immeubles construits avant 1948) la présence d’amiante (permis de construire de l’immeuble délivré avant le 1er juillet 1997), le diagnostic pour les installations de gaz naturel réalisées depuis plus de quinze ans, le diagnostic sur l’état des risques naturels et technologiques, un diagnostic de performance énergétique, un état de l’installation électrique intérieure si elle date de plus de quinze ans.

L’absence de ces certificats n’entraîne pas la nullité de la vente, mais en cas de  découverte de  présence de termites, plomb ou amiante par la suite, l’acheteur peut demander une réduction de prix, voire même l’annulation de la vente.

- Garantie contre l’éviction : le vendeur doit garantir à l'acheteur « la possession paisible de la chose vendue », selon l’article 1625 du Code civil, c’est-à-dire n’entreprendre aucune action susceptible de limiter la jouissance ou le droit de propriété de l'acquéreur (contestations émises par des tiers à l'encontre des droits de l'acquéreur, servitude non mentionnée dans l'acte de vente…).

- Garantie contre les vices cachés : selon la définition du Code civil, un vice caché est un défaut qui rend le bien impropre à l'usage auquel il est destiné ou qui réduit tellement cet usage que l'acheteur n'aurait pas réalisé la transaction ou aurait versé un prix moins élevé (tel un défaut d'étanchéité d'une maison). La mise en œuvre de la garantie pour vice cachés suppose deux conditions : au moment de la vente, l'acheteur ne devait pas avoir connaissance du défaut et le vice existait déjà. Si l'acheteur prouve cette antériorité du vice, il peut exiger une restitution partielle du prix, ou engager une action dite « rédhibitoire » entraînant l'annulation rétroactive de la vente et la restitution du prix (majoré des frais) d'une part et du bien d'autre part.

dimanche 13 avril 2008

Transactions immobilières : les obligations du vendeur (1/2)

Si la plupart des transactions immobilières se déroulent sans problème majeur, comment réagir face aux litiges survenant après la transaction ?

Le vendeur se doit de respecter certaines obligations :

- Transfert de propriété : sur le plan légal, la vente est réputée « conclue » dès que les deux parties ont échangé leurs consentements et « convenu de la chose et du prix », selon l’article 1583 du Code civil. Ce qui implique, en clair, que dans la plupart des cas, le transfert de propriété s'effectue avant que le bien soit effectivement livré à l'acheteur et avant que ce dernier ne paye le prix fixé. En outre, le transfert des risques s'effectue en même temps que le transfert de propriété. Donc, si un dommage affecte le bien vendu entre la conclusion du contrat et la remise des clefs, il est en principe à la charge de l'acheteur.

- Obligation d’information : le vendeur est tenu de communiquer au vendeur toutes les informations en sa possession au moment de la vente sur la situation de l'immeuble : existence d'un bail, servitudes, éventuelles procédures en cours, …

- Obligation de délivrance : le vendeur doit livrer le bien vendu, c'est-à-dire permettre à l'acheteur de prendre possession des lieux, et lui remettre tous les documents nécessaires à son usage (titres de propriété, certificats divers, etc.). Entre la signature de l’avant-contrat (promesse ou compromis de vente) et la remise des clés, le vendeur doit donc veiller à conserver l'immeuble dans son état initial. Comme nous l’avons vu, les risques de détérioration sont supportés par l'acheteur, sauf défaut de surveillance du vendeur.

- Le non-respect de l'obligation de délivrance : si le vendeur ne remplit pas son obligation de délivrance, l'acheteur peut demander en justice l'annulation de la vente ou son exécution forcée. Le vendeur a la possibilité d’invoquer un cas de force majeure, pouvant suspendre ou annuler son obligation de délivrance, en raison d’un évènement imprévisible, irrésistible et extérieur à la transaction. Cette dernière condition est appréciée au cas par cas par les tribunaux.

vendredi 11 avril 2008

Achat immobilier : bien calculer ses frais annexes

Afin d'éviter les mauvaises surprises dans le plan de financement proche d’un achat immobilier, il faut s’informer de tous les frais annexes lors de l’acquisition d’un logement.

Cela commence par votre emprunt immobilier lui-même. Des frais sont induits par l’ouverture et instruction du dossier, la contraction d’assurances exigées (décès, incapacité de travail) ou recommandée (perte d'emploi), les frais de transfert en cas de changement de banque, la garantie du prêteur (prise d'hypothèque, privilège de prêteurs de deniers), voire les intérêts intercalaires en cas d'acquisition d'un logement en cours de construction (pour couvrir la différence entre le moment où le prêt est débloqué et le début de remboursement des échéances).

Vous devez ensuite ajouter les frais liés à la transaction : commission pour un agent immobilier et les frais de mutation (improprement appelés « frais de notaire ») qui comprennent les émoluments du notaire, les frais de « debours » (coût des pièces d'état civil, d'un état hypothécaire, du certificat d'urbanisme, d'un extrait de cadastre, etc.), ainsi que les droits et taxes payés au trésor public (droits d'enregistrement ou TVA selon la nature de l'opération, taxe de publicité foncière s'il y a lieu, etc.).

Vous pourrez seulement commencer à comptabiliser les taxes, droits et charges diverses : TVA pour un achat dans le neuf, droit départemental d'enregistrement et taxe additionnelle communale pour un achat dans l'ancien, participation aux charges et au fonds de roulement pour un achat en copropriété, et bien entendu, les inévitables impôts locaux (taxe foncière, taxe d'habitation, redevance enlèvement des ordures ménagères).

Certaines taxes fiscales et redevances peuvent être instituées par la commune ou le département, au moment de la délivrance de votre permis de construire : la taxe locale d'équipement (dans la plupart des communes), la taxe départementale pour le financement du CAUE (Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement) et la taxe départementale des espaces naturels sensibles, dans certains départements, etc.

Dans le cas de l’achat d’un terrain isolé ou « en diffus », il vous faudra également additionner les coûts de viabilisation.

Enfin, lorsque votre bonheur ne sera plus qu’à portée de clés, vous engagerez (enfin) les frais liés à l'emménagement : déménagement, assurance multirisque habitation, voire même, frais d'aménagement et travaux d'installation éventuels…

mercredi 09 avril 2008

Développement durable : la thermographie aérienne au secours de l’isolation

Pour mesurer les déperditions d'énergie des habitations, l'association «Jeune chambre économique française» (JCEF) a entrepris la thermographie aérienne de 120 villes françaises ou zones rurales d'ici 2011.

Ces cartes sont obtenues grâce à des caméras thermiques embarquées dans des aéronefs, permettant de visualiser les pertes de chaleur des logements survolés, avec un dégradé de couleurs. Une fois les cartes thermiques d'un territoire réalisées, les particuliers sont invités à venir découvrir celle de leur logement. A Reims, plus de 7 000 particuliers sont venus consulter les « thermocartes » des habitations. Cette opération a conduit à un constat douloureux pour le développement durable : plus de 10% des logements cartographiés devraient effectuer des travaux d'isolation d'urgence.

Le plus grand consommateur d'énergie en France reste l'habitat résidentiel. Forte de 2300 membres au niveau national, la JCEF est à l'origine de très nombreux projets : les rues piétonnes, les numéros uniques d'urgence ou encore la journée mondiale des droits de l'enfant.

lundi 07 avril 2008

Crédit immobilier : de grandes banques soupçonnées d'entente illicite

Quatre grandes banques françaises sont soupçonnées d'entente illicite sur les taux d'intérêts de leurs crédits immobiliers, selon la Direction Générale de la Consommation, Concurrence et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) : la Banque Populaire, la Caisse d'Epargne, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel. Cet accord passé entre ces différents groupes bancaires aurait eu pour but d'interdire aux particuliers toute possibilité de renégociation à un taux plus avantageux auprès d'un autre établissement.

Entre 2003 et 2006, la différence entre les taux d'intérêts appliqués sur un crédit immobilier contracté avant cette période et ceux en vigueur pour un emprunt plus récent était telle (jusqu'à 2,5%) que le rachat de crédit par un établissement financier autre que celui qui avait octroyé un emprunt immobilier s’est développé. L’enquête de la DGCCRF, engagée par des perquisitions,  vise à déterminer si les quatre banques incriminées ont effectivement passé des accords anticoncurrentiels pour fixer leurs taux d'intérêts de façon à empêcher toute solution de rachat de crédit. L'ensemble des rachats de crédit ont représenté un volume de 150 milliards d'euros pour les dix dernières années.

En 2000, la répression des fraudes et les enquêteurs de la Brigade Financière avaient déjà révélé certaines pratiques similaires. 9 groupes bancaires avaient alors été sanctionnés par l'amende record de 175 millions d'euros.

vendredi 04 avril 2008

Viabilisation d'un terrain : attention aux coûts !

La vie hors lotissements

Deux grands types de terrain sont commercialisés : les terrains « en lotissement » et les terrains « isolés » (également appelés « en diffus »).

Si les terrains isolés offrent une vraie liberté aux architectes, ils ne bénéficient pas, le plus souvent, du moindre équipement. « Viabiliser » de tels terrains nécessite l’engagement de frais supplémentaires pour obtenir les branchements d’eau, d’électricité, de gaz, de téléphone et d’assainissement. De même que se raccorder aux différents réseaux collectifs, qui passent généralement dans la rue, génère un coût financier non négligeable.

Du dessouchage d’un arbre à la création de fondations

Renseignez-vous sur le coût prévisionnel de la viabilisation d’un terrain isolé avant d’en signer le compromis de vente, en faisant établir un devis pour les différents branchements aux réseaux, des limites du terrain à la maison, comme pour tous les autres frais. De nombreux paramètres entrent en jeu : qualité et géographie du terrain, existence de canalisations, distance de celles-ci, présence d'arbres, etc. Le coût d’une viabilisation peut rapidement grimper : 1500 à 2000 € pour le dessouchage / nettoyage d’un arbre, environ 150 € par mètre pour le raccordement à l’eau potable, réalisation impérative d’une étude de sol si le terrain est constitué de remblais ou d’une nature variable (entre 1000 et 1500 €), création de fondations spécifiques pour la construction (3000 à 25 000 €)… La facture peut rapidement virer au cauchemar !

Aménagement d’une nouvelle voie

De plus, la loi SRU a également apporté un changement fondamental en matière de financement des voies et réseaux. En effet, les communes peuvent instituer une participation des riverains au financement des équipements nécessaires à la viabilisation de leur terrain ou à l’aménagement de leur quartier. Elle s’applique aux propriétaires de parcelles situées à moins de 80 mètres d’une nouvelle voie et est calculée au prorata de la superficie des terrains.
Les dépenses pouvant donner lieu à participation sont les frais liés à la construction ou à l’aménagement d’une nouvelle voie et des frais liés à l’extension des réseaux : éclairage public, écoulement des eaux pluviales, réseau d’assainissement, adduction d’eau potable, extension des réseaux d’électricité et de gaz…

mercredi 02 avril 2008

Prêt immobilier : le taux « maîtrisable » préféré au taux variable ?

Le député Frédéric Lefebvre, chargé d’une mission parlementaire d’information sur les emprunts immobiliers à taux variable, vient de remettre son rapport à la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

Parmi ses quinze propositions figure la création d’un nouveau type d’emprunt immobilier, dit « maîtrisable », et dont les remboursements pourront évoluer mais dans des limites.

Deux cas de figure seront possibles : un prêt à taux maîtrisable « taux », c'est-à-dire dont le taux d'intérêt serait capé (maximum + 2 points), et le prêt à taux maîtrisable « mensualités », pour lequel les mensualités et la durée seraient limitées afin d'empêcher les emprunteurs de passer en amortissement négatif. Ce prêt ne remplacerait pas le prêt à taux variable non capé, mais devrait être impérativement proposé en alternative.

D’autre part, le rapport de Mr Lefebvre préconise la suppression du taux d’appel, lequel est appliqué pour une courte durée en début d’emprunt et qui ne prend pas en compte la marge de la banque. Ceci dans le but ne plus afficher un taux distinct de celui qui résulte de la formule de calcul retenue pour toute la vie du prêt (indice + marge).

lundi 31 mars 2008

Construction maison : quand, comment et pourquoi faire intervenir un architecte ? (2/2)

De multiples garanties

Pour les personnes physiques désirant construire ou réhabiliter pour leurs propres besoins, la participation de l'architecte reste facultative si la surface hors œuvre nette de la construction (à usage autre qu’agricole) décidée par une personne physique ne dépasse pas 170 m2

Un architecte vous offre plusieurs garanties :

- une garantie de compétence, à travers un diplôme, l’inscription à un tableau régional de l’Ordre des Architectes, et un savoir-faire amélioré par le biais de la formation continue. L’architecte est ainsi apte à intervenir sur la réhabilitation, le désamiantage, l’organisation de la sécurité sur les chantiers, les études d'impact et environnementales, le diagnostic immobilier, l'expertise…

- une garantie d’éthique (Code des devoirs professionnels), impliquant un devoir de conseil, d’assistance, et obligations vis-à-vis de ses clients, dont le non-respect peut entraîner des sanctions disciplinaires (avertissement, suspension, radiation).

- une garantie contractuelle, à travers un contrat écrit, indiquant clairement les obligations mutuelles de chacun (modalités de sa rémunération délais précis à respecter, assurances légales, etc.).

- des garanties professionnelles (obligation d’assurance - pour couvrir, par exemple, les désordres et les malfaçons dont il serait reconnu responsable) et un devoir de conseil à tous les stades de la construction (conception, réalisation, réception des travaux).

Comment trouver son architecte ?

Si vous décidez de contacter un architecte, utilisez le bouche à oreille, l’annuaire des architectes sur le site internet de l’Ordre des architectes, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) de votre département… ou encore, demander directement aux habitants d’une construction qui vous plaît le nom de son concepteur ! Convenez alors d’un rendez-vous sur le lieu du projet avec les architectes retenus pour échanger sur les premières approches nourries par le site et vos intentions de projet. Songez à demander des références architecturales illustrées de ses réalisations et, bien entendu, la possibilité de les visiter. Suite à vos entrevues avec différents professionnels, choisissez votre architecte notamment en fonction de l’écoute et la compréhension de votre projet, de la disponibilité de l’architecte pour la mission, et de sa capacité créative.

Rémunération et délais d’études et de travaux

La rémunération de l’architecte, calculée selon trois modes (au forfait, au pourcentage du coût des travaux, et à la vacation) dépend essentiellement de trois facteurs : coût de l’opération, complexité de la construction, ainsi que étendue et de difficulté de sa mission.

Votre architecte vous permet des économies en organisant une véritable concurrence entre les entreprises susceptibles d’intervenir sur votre chantier, en vérifiant que la concordance des matériaux utilisés et des techniques de mise en œuvre avec le choix initialement prévu, en s’assurant du respect du calendrier de la construction et en vous préservant, à travers sa compétence, des mauvaises surprises dans le bâtiment.

Un bon projet nécessite 2 à 6 mois d’études, et la réalisation des travaux, de 12 à 18 mois selon les cas. Demeurez réalistes par rapport aux délais d’études et de travaux !

vendredi 28 mars 2008

Construction maison : quand, comment et pourquoi faire intervenir un architecte ? (1/2)

Un métier du bâtiment fondamental

Dns la plupart des pays de la communauté européenne, le recours à un architecte est obligatoire pour toute construction. En France, pour une surface inférieure à 170 m2, le particulier n’est pas obligé de s’assurer les services d’un architecte pour sa demande de permis de construire. Pourtant, les conseils d’un tel professionnel s’avèrent souvent utile, tant en termes d’esthétique, de conforts (acoustique, thermique, etc.) et d’économies.

L'architecte intervient aussi bien sur la construction, que la réhabilitation ou l'adaptation des paysages, des édifices publics ou privés, à usage d'habitation, professionnel, industriel, commercial, etc.

Du sur-mesure pour votre bien-être  

Confident de vos envies et créateur de votre lieu de vie, l’architecte organise l’espace de votre future maison en fonction de vos goûts, vos besoins et l’évolution possible de votre famille.

Par le dialogue, il vous aide à définir un projet à la faisabilité bien étudiée, compatible avec le site choisi, vos moyens financiers, les différentes réglementations. Il se joue des contraintes techniques pour mettre en forme votre bonheur quotidien à travers la disposition des pièces, l’utilisation judicieuse des surfaces et des volumes intérieurs, ou encore, la qualité architecturale de votre habitation. Une fois le programme et les coûts établis avec précision dans un contrat, il défend votre dossier auprès des entreprises du bâtiment afin de vous faire bénéficier d’une réalisation de qualité dans les meilleures conditions de prix.

De la conception à la réalisation des travaux 

En pratique, l’architecte assure le suivi des travaux et le respect des délais. Il conçoit votre maison l’intégrant dans un site selon son climat et son environnement, à travers son orientation, son architecture, le choix des techniques et des matériaux de construction, le type de chauffage limitant  au maximum votre future consommation d’énergie, ainsi que l’ensemble des frais d’entretien

L’architecte intervient à tous les niveaux d’un projet : choix du terrain, conception, expertise, évaluation économique et montage financier, démarches administratives (en fournissant les différents renseignements juridiques, administratifs et techniques lors de la demande de permis de construire, par exemple), appel d’offre, suivi du chantier et réception des travaux.

Il remplira avec d’autant plus de cohérence ses missions qu’il prendra en charge votre construction de bout en bout, en contact avec tous les intervenants de votre chantier (élus, fonctionnaires, banquiers, promoteurs, entrepreneurs).

mardi 25 mars 2008

Semaine du développement durable (1er au 7 avril) : devenez compatible avec VOTRE Planète !

En décembre 2007, selon un sondage IFOP, 77% des Français avaient déjà entendu parler de développement durable. Outre le fait presque incroyable qu’1 Français sur 4 ne sache pas que la Terre est devenue une véritable bombe à retardement en raison de la pollution et de l’épuisement de ses ressources, connaître la notion de développement durable ne signifie pas que l’on adopte un comportement responsable.

C’est pourquoi cette année, à l’occasion de la 6ème édition de la semaine du développement durable démarrant mardi prochain (du 1er au 7 avril), le Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables a souhaité donner une thématique à cette semaine, afin de montrer à chacun d’entre nous comment agir concrètement pour le développement durable.

Développement économique, protection environnementale, progrès social… la défense de l’environnement n’a que des avantages ! N’oublions PLUS qu’en tant que consommateur, tous les produits que nous achetons ont un impact sur l’environnement. La fabrication de n’importe quel composant de notre caddie nécessite des matières premières pour sa confection et de l’énergie pour l’acheminement de son lieu de production au lieu de vente, puis du

lieu de vente vers le consommateur. A chaque achat de bien ou de service, nous pouvons agir en faveur de l’environnement par nos choix (en sélectionnant des produits respectueux de l’environnement), par nos comportements (en utilisant au mieux ces produits) et par notre implication quotidienne, en triant correctement les emballages et les produits usagers pour qu’ils soient valorisés.

Rappelons que pour aider le consommateur dans son acte d’achat, il existe des logos ou labels qui indiquent que l’emballage est recyclable, que le produit est biodégradable, sa consommation d’énergie est faible : éco-labels, étiquettes-énergie, labels de gestion forestière, label Agriculture Biologique, commerce équitable.

A travers de nombreuses manifestations, la semaine du développement durable aura comme objectif de motiver et de soutenir des changements de comportements en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

L’édition 2007 de cette opération avait rassemblé plus de 1600 participants.

Et selon vous, sur quels points devons-nous, en particulier, concentrer nos efforts quotidiens ?

vendredi 21 mars 2008

Salon Produrable : découvrir les acteurs et les métiers du développement durable

Un million d’emplois : c’est le potentiel à l’horizon 2020 en France dans les métiers du Développement Durable au sens large : économie, environnement et social.

Dans notre pays, comme ailleurs, ce qui fait défaut en matière d’environnement, ce sont les filières dans le bâtiment spécialisées dans le développement durable. Plus elles seront nombreuses et organisées, moins le coût d’une France « en bonne santé » sera élevé… De plus, ces emplois sont le plus souvent non délocalisés et la monétisation de ce savoir-faire à d’autres pays sera d’autant plus bénéfique pour notre économie si nous sommes les premiers à « standardiser » la mise en œuvre du développement durable.

Après le Grenelle de l’Environnement, et maintenant que les projets urbains dans les grandes villes ont à nouveau gagné six années pour s’accomplir avec l’achèvement des dernières élections municipales, c’est sans doute le moment de se lancer… et quel meilleur événement que la première édition du Salon PRODURABLE, Salon des acteurs et métiers du développement durable, qui se déroulera les 2 et 3 avril 2008 dans l’espace Grande Arche de Paris La Défense, pour partir sur des bases solides ?

jeudi 20 mars 2008

Achat immobilier : baisse des prix et des taux d’emprunt… le début du retournement du marché ?

Prix : -17% d’ici trois ans ?

Selon le cabinet d’études Xerfi, le marché immobilier français est entré dans une période de correction, mais ne devrait pas connaître de krach. S’appuyant sur le phénomène de « mondialisation des cycles immobiliers », un « ajustement sévère… mais légitime » du marché français, comparable à celui qui a déjà démarré aux Etats-Unis ou en Irlande, est prédit. Xerfi persiste et signe sur une baisse de 17% des prix en termes réels (hors inflation) d’ici 2010, annoncée depuis plusieurs mois. Ce n’est que dans trois ans que le marché immobilier se ressaisirait.

2008 : la FNAIM envisage pour la première fois une possible stagnation des prix

Première organisation professionnelle de l’immobilier en France, indépendante des réseaux d’agences et regroupant 8700 agences immobilières, la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier), dispose d’un outil d’analyse de la conjoncture depuis 1994. Ses chiffres sont fondés sur les communiquées par ses adhérents « en temps réel » pour des biens généralement en bon état. La FNAIM estime que ses adhérents réalisent 40% des transactions des agences immobilières. Elle a indiqué que les prix ont progressé de 3.8% l’année dernière (janvier à décembre 2007), après des hausses de 7.1% en 2006, 10.4% en 2005 et 15.4% en 2004. En janvier dernier, pour la première fois, la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) reconnaît la possible stagnation des prix sur l’année à venir : « il n’est pas exclure, si les prix sont appelés à se stabiliser dans une fourchette de 0 à 2% (hypothèse centrale), pouvant aller jusqu’à 3% (hypothèse haute), que l’année 2008 connaîtra de nouvelles hausses et baisses alternées ».

Prix des maisons actuellement en baisse

En février, selon des chiffres parus il y a quelques jours, les prix de l’immobilier ancien ont reculé pour le deuxième mois consécutif (- 0.3%) selon la FNAIM. Les prix des maisons dans l'ancien ont reculé de 1,4% en février, tandis que ceux des appartements ont enregistré une hausse de 0,5%. La FNAIM estime qu’il s’agit d’une stabilisation plutôt qu’un retournement imminent du marché immobilier.

Dans le même temps, les taux d'intérêt des prêts immobiliers ont baissé de 0,10%, en mars comme en février, pour les durées d'emprunt inférieures à 30 ans, selon le courtier Meilleurtaux.com. Cette légère baisse n'efface pas toute la hausse, régulièrement enregistrée depuis janvier 2007 et qui, à prêt égal, à augmenté les mensualités de 8% et réduit d'autant le pouvoir d'emprunt des particuliers !

Quant à l’immobilier neuf, il demeure en pénurie dans certaines villes comme Metz et Strasbourg ; ce qui contribuera pas à faire baisser son prix.

La tendance s’améliore, mais ne s’inverse pas pour l’instant

Il ne faut donc pas d’ores et déjà s’enthousiasmer sur un retournement du marché immobilier. Les prix de l’immobilier dans l’ancien stagnent depuis quelques mois, la durée d’emprunt s’est stabilisée et les taux ont marqué le pas depuis le début de l’année… La tendance s’améliore, à défaut de s’inverser.

Et vous, dans votre quête d’une maison, comment ressentez-vous, sur le terrain, l’évolution des prix ?

mercredi 19 mars 2008

Maisons à 15 € par jour : la bonne réponse au coût vertigineux des terrains ?

Une maison à 15 € par jour : une volonté gouvernementale

En début d’année, la Fédération des promoteurs constructeurs de France (FPC) et l’Union d’économie sociale pour le logement (UESL) ont signé une charte pour la mise en œuvre du Pass-Foncier. Ce dispositif voulu par Christine Boutin, ministre du Logement, permettra la mise en vente de 20.000 maisons individuelles au prix de 450 €/mois, grâce à une T.V.A abaissée à 5,5%. Dans un premier temps, 5.000 maisons seront construites en villages sous forme d’ensembles de cinquante lots sur des terrains de 2 hectares.  Soit 500 m² de propriété pour chaque maison.

L’astuce : un paiement dissocié pour le terrain et la maison

Le montage financier du Pass-Foncier prévoit de dissocier le prix du terrain de celui de la construction. Il a pour but de rendre accessible l’acquisition d’une maison individuelle de 80m² pour un ménage gagnant 1,5 à 2 fois le SMIC. Pour les bénéficiaires du Pass-Foncier, cette opération revient à acquérir un bien immobilier à 108.000 €, à travers un investissement sur vingt ans. Soit 8.000 € de plus que pour les maisons Borloo à 100.000 €. D’autre part, les promoteurs immobiliers intéressés pourront bénéficier d’une TVA à 5,5 % (contre 19,6 % pour la plupart des produits immobiliers en France) s’ils décident de participer à l’opération.

La loi SRU plutôt que le Pass-Foncier ?

Or, le Pass-Foncier n’est pas une nouveauté, puisqu’il permet déjà d’acheter le terrain qu’après avoir payé la maison, et que les promoteurs en lien avec ce genre d’initiative bénéficient déjà de 5,5 % de TVA. D’autre part, le dispositif de Christine Boutin n’implique aucune contrainte, en matière environnementale. Tout en favorisant l’extension des zones pavillonnaires, stigmatisée dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Les contestataires de ce dispositif lui préfèrent la simple application de la loi SRU, imposant 20 % de logements sociaux à toute commune de France, sous peine de sanctions financières.

Une nouvelle illusion après la maison à 100.000 € ?

Rappelons que le dispositif « Maisons à 100.000 € » lancé en 2005 par Jean-Louis Borloo avait pour objectif de permettre aux ménages les plus modestes (locataires de logement HLM en général) de devenir propriétaire de leur pavillon. Monsieur Borloo, alors Ministre du Logement, avait annoncé la production de 20 000 à 30 000 maisons à 100 000 € par an. Résultat : 800 maisons en 2008, au prix moyen de 120 000 €.

Avec la hausse vertigineuse des prix dans l’immobilier, le problème majeur dans la construction individuelle demeure le coût du terrain. Est-ce que le Pass-Foncier répond, selon vous, à ce véritable obstacle dans l’accession à la propriété individuelle ?

lundi 17 mars 2008

Réussir son emprunt immobilier : les éléments déterminants

Optimiser son financement

La hausse d’un point des taux d’intérêts des emprunts immobilier en 2007 a automatiquement généré une augmentation de 7% des remboursements mensuels pour des achats identiques effectués cette année.

Il faut donc d’autant plus veiller à optimiser tous les éléments d’un dossier de financement, afin de le défendre auprès des banques, en particulier avec le concours d’un courtier en immobilier. Entre un dossier parfaitement finalisé et un autre où tous les paramètres n’ont pas été auscultés, le gain de capacité d’emprunt s’élève entre 10 et 12 000 € pour un petit projet, et entre 20 et 25 000 € pour un projet de 200 000 €.

De l’apport personnel à la pertinence de l’acquisition

Outre l’apport personnel, cinq autres éléments sont déterminants dans la constitution de votre dossier de financement :

- la proportion de l’endettement : plus le taux d’endettement est élevé, plus le remboursement des mensualités du prêt sera rendu difficile. Le taux maximal généralement admis correspond à 33 % du revenu net annuel divisé par douze.

- la pérennité des revenus : l’établissement prêteur privilégie l’ancienneté de l’emploi des emprunteurs. Compte tenu des aléas de la vie professionnelle actuelle (mutations, licenciements économiques, changements d'employeur pour évolution de carrière), on a tendance aujourd'hui à substituer l'ancienneté dans l'entreprise par l'ancienneté dans la fonction.

- le comportement financier : l’établissement prêteur préfère les « cigales » aux « fourmis ». Il analyse vos rapports avec l'argent à l'aide de vos extraits de comptes sur une période minimale. Démontrer une réelle capacité d'épargne sur plusieurs années constitue un bel atout.

- la durée du prêt : une fois encore, cet argument s’appuie sur une logique imparable : plus la durée du prêt est longue, moins le dossier est bon. Les emprunts immobiliers se font aujourd’hui, en moyenne, sur 20 ans. Pour des prêts plus longs, l’établissement prêteur étudiera des critères tels que votre âge au moment de l'emprunt et votre avenir professionnel.

- la pertinence de l'acquisition : cet élément est souvent négligé, mais là encore, il s’agit, pour l’établissement prêteur, de mesurer les risques pris dans un emprunt. En cas de problème et de revente forcée, un appartement bien situé dans une grande ville se revendra toujours plus facilement qu’une maison ancienne avec une rénovation importante dans une région rurale.

N’oubliez pas que le logiciel 3D Architecte Expert CAD 2008 possède un outil de simulation de crédit extrêmement pratique offrant la possibilité de calculer le remboursement d’un crédit, de connaître le montant que l'on peut emprunter en fonction du remboursement souhaité et/ou de la durée de remboursement, calculer le TEG du crédit en indiquant les frais de dossier et le montant des assurances périodiques...

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